Chansons démodées

pochette de disque

Livre-disque – Nominé aux Prix OPUS 2016

Olifant Musique (OLCD 9548) est fier d’offrir au grand public le livre-disque Chansons démodées! Une création remarquable du musicien Philippe Gélinas. On lui doit la réalisation, les textes et les arrangements : 60 pages, 19 reproductions d’œuvres d’art, 16 plages, 23 musiciens, 20 instruments, voix d’enfants et d’adultes, partitions musicales sur le CD-ROM. Il est accompagné de sa complice de tous les jours, Lise Roy.

L’anthropologue, Serge Bouchard, en signe la préface : « La musique est un musée… Les vieilles chansons sont comme des sentiers que nos âmes ont jadis parcourus et dont la trace ne s’efface pas. »

Ce livre-disque nous transporte au cœur de la musique et de l’histoire des hommes, des femmes et des enfants qui ont peuplé l’Acadie, les rives du Saint-Laurent, les grandes plaines de l’Ouest, les vallées du Mississippi et de l’Ohio, jusqu’en Louisiane… Une musique enivrante, tantôt mélancolique, tantôt dansante, parfois gaillarde, parfois romantique.

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Philippe Gélinas – Ménétrier

pochette de disque

Album – Nominé au Gala ADISQ 2003

À la cour ou dans la rue, à la ville ou à la campagne, le ménétrier professionnel ou amateur chante, joue de ses instruments et participe à toutes les manifestations sociales. Chaque année, pendant le carême, lorsque les festivités sont interdites, le ménétrier quitte son pays. Comme le veut une tradition médiévale centenaire, il parcourt de longues distances pour aller rencontrer d’autres musiciens, dans un lieu choisi. Il échange avec eux sur le métier, apprend de nouvelles pièces et s’initie à de nouveaux instruments. Puis, peu avant la grande fête de Pâques, comme un pèlerin, il reprend la route vers la seigneurie…
Je vous invite à emprunter, l’espace d’un instant, le chemin du ménétrier. Venez à sa rencontre et partagez avec lui la vie des rois et des manants.
Olifant Musique (OLCD 9545)

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Extraits musicaux

Greensleeves

Les jiggs étaient musiciens, chanteurs, comédiens et grands voyageurs. Ils parcouraient les routes d’Europe pour faire entendre le folklore et les musiques savantes de leur pays, l’Angleterre. C’est sous le règne d’Élisabeth 1è (1558-1603)
que la poésie et la musique anglaise ont pris leur plus bel essort avec Shakespeare, Dowland, Byrd, Tallis et bien d’autres. Cette mélodie d’un auteur anonyme, répandue par les jiggs dans tout le continent européen, caractérise bien la musique de chambre de l’époque élisabéthaine. Elle a su traverser le temps.

Rondel du renouveau

Guillaume de Machaut (XIVe siècle), Gilles Binchois et Guillaume Dufay (XVe siècle) étaient à la fois auteurs et compositeurs. Cependant, à leur époque, poésie et musique devinrent des arts de plus en plus distincts.
Ainsi, les rondeaux et les ballades des poètes Christine de Pisan, François Villon, Jean Froissart, Eustache Deschamps et Alain Chartier furent mis en musique par d’autres compositeurs. Nous avons, à notre façon, mis en musique ce poème de Charles d’Orléans connu sous le titre Le temps a laissé son manteau.

Jean de Nivelle

Les charlatans, herbiers et épiciers exercent sans droit, ils font si grand tort aux habitants de Paris qu’ils déshonorent la médecine.
Ainsi s’exprimait le doyen Jean de Cherolles en 1281. À peine quelques années auparavant, il n’y avait que six médecins sérieux à Paris ! La lutte entre mires (médecins), guérisseurs et sorciers était acharnée. Pourtant, Gérard de Nevers, blessé dans un tournoi, ne s’en plaignit pas lorsqu’une femme lui administra des simples (herbes) :   Une pucelle de céans me prit en cure, si me pensa tellement que en peu d’espace commença à amender si bien que avant tout le mois fut remis sus et tout guari.  Les musiciens prétendaient également avoir des dons pour guérir. En Allemagne, sur la place publique, le Spielmann jouait de la cornemuse pour faire «sortir le mal».