![]() |
Instrument à cordes pincées descendant de l’oud (al’üd) arabe, lui-même hérité du barbat de la civilisation persane. On le retrouve aussi dans les cultures sumérienne, égyptienne, indienne et chinoise. Les plus vieilles représentations occidentales du luth datent du 10e siècle et figurent sur deux pyxides (coffrets) en ivoire, conservés au Musée du Louvre. L’instrument possède une table en bois avec une ou plusieurs décorations appelées roses ou rosaces. La caisse est piriforme, le fond est bombé et composé de plusieurs côtes. Le manche est plutôt court, possède des frettes et un chevillier renversé presque à angle droit. Fabriquées en boyaux de mouton, en soie et même en métal, les cordes ont varié en nombre au fil des années, allant de sept jusqu’à vingt-sept. Au 14e siècle, en Europe, il y avait déjà plusieurs luthiers et en 1500, à l’époque des ménétriers-luthistes, la musique polyphonique était notée de façon particulière sous forme de tablature. Gratté avec un plectre ou pincé avec les doigts, le luth a été utilisé à partir du Moyen Âge jusqu’à l’époque de Jean-Sébastien Bach. Il servait à jouer des pièces instrumentales et à accompagner le chant. Il a voyagé jusqu’en Amérique; on sait qu’il était l’instrument préféré de monsieur de Maisonneuve qui a fondé Montréal en 1642. |