Cornemuse et musette

La cornemuse existe depuis au moins 3 000 ans. C’est un instrument à vent possédant un réservoir d’air fait de peau d’animal et muni d’un porte-vent dans lequel on souffle. Dans le cas de la musette française des 17e et 18e siècles, un soufflet situé sous le bras droit du musicien sert à gonfler la poche de cuir, ce qui lui donne la possibilité de se reposer ou même de chanter en jouant. De plus, la cornemuse possède un ou plusieurs tuyaux appelés bourdons, qui produisent un son continu servant d’accompagnement, ainsi qu’un tuyau mélodique (chanteur ou hautbois). Anciennement, le verbe muser signifiait jouer et l’instrument était de toutes les fêtes. Certaines cornemuses étaient aussi appelées chevrettes parce que souvent faites de peau de chèvre. Autrefois, la croyance populaire disait que la cornemuse pouvait amuser, réjouir et guérir autant le corps que l’âme. Au Moyen Âge, on retrouve la cornemuse dans tous les pays occidentaux du Nord au Sud, de la Scandinavie à l’Italie, de l’Est à l’Ouest, de l’Espagne à la Bulgarie. Elle existe aussi depuis longtemps en Afrique du Nord, au Moyen Orient, en Asie centrale et même en Inde. Elle porte différents noms: Biniou (Bretagne); Cabrette (Auvergne); Chabrette (Limousin-Périgord);  Gaïta (Galice et Asturies);  Musa, Piva, Sourdeline, Zampogna (Italie); Musette (Centre de la France); Veuze (Poitou-Nante); Uillean Pipes (Irlande); Highland pipes (Écosse);  Kaba, Djura (Bulgarie); Saackpipa (Suède).